J'ai eu la chance de participer à un atelier d'art-thérapie le week-end dernier, où j'ai pu matérialiser mon ennemi à travers une poupée neutre. Le temps imparti était court, mais c'était une riche expérience :)
Les étoiles disparaissaient une à une dans un néant insipide
Elles n'avaient pas le choix, ma parole
Je pouvais entendre leur complainte au sein de cette frénésie suicidaire.
Je les regardais disparaître, une à une, laissant derrière elles un fil de lumière
Je contemplais ces tourbillons interminables
«Mais où allez-vous donc ?»
Aucune réponse.
Tous ces fils entremêlés perdaient leur sens.
Etait-ce leur destin de finir ainsi ?
Le ciel se vidait de ses étoiles, peu à peu Il ne finit par rester qu'une toile cristaline Car le destin des étoiles est de perdre leur éclat Et de laisser derrière elles une lueur éternelle.
De ce néant de luminescent un chant diffus résonnait, à peine audible
«Nous cherchons toutes le lieu où l'oubli n'existe pas Nous sommes seules, si seules, prisonnières de ce destin intangible Trouverais-je un jour la clarté Qui me délivra de ces chaînes ?»
Puis le silence, encore. J'aimais regarder les étoiles, contempler leur lumière.
Au revoir, petites étoiles.
dimanche 21 février 2016
Je longeais le bord de l'océan, le bord de la nuit, le bord de la Lune.
Elle était si belle, pleine et blanche comme un nuage.
J'étais attiré vers elle fatidiquement comme si j'étais une rémanence de son essence, et que je lui appartenais.
J'étais un écho, un simple écho qui contemplait sa propre origine.
J'ai marché inlassablement le long de la plage, jusqu'aux dernières minutes avant l'aube.
Sans me retourner ni regarder s'estomper ce refuge indicible et permettre son existence au moins un jour de plus...
Après une longue absence sur le blog, je reviens avec quelques dessins croqués au musée d'Amérique. Désolé que les scans soient un peu dégueus, j'ai un peu perdu l'habitude...
A part ça, je ne veux pas faire de fausses promesses, mais si je me bouge le cul, j'attaquerai un nouveau blog tout propre avec Dotclear. Mais la motivation est là, y'a pas de raison !
La lune frissonne et les étoiles chantent
L'ère de Saturne était enfin terminée.
L'hermite et l'impératrice ne faisaient plus qu'un
Un tout et un rien, versant une dernière larme.
Jamais. Non, plus jamais.
dimanche 21 juin 2015
Je n'étais donc qu'un spectre, dans un monde de spectres. Aussi invisible qu'un atome, aussi impersonnel qu'un caillou. J'ai regardé autour de moi, mais il n'y avait rien ni personne. Peut-être n'existais-je pas moi-même.
Je n'étais donc personne, dans un monde habité pourtant par des milliards de personne.